Document Unique: Le Risque Electrique

Document Unique: Le Risque Electrique

Le Risque Electrique

L’énergie électrique est aujourd’hui la forme d’énergie la plus employée. Ceci est du fait qu’elle est simple à produire, transporter et transformer (Mécanique,  Lumineuse, Thermique, Pneumatique).

Cela implique que toute entreprise peut être confrontée à un accident d’origine électrique. Si le nombre d’accidents liés à l’électricité diminue régulièrement, ceux-ci sont souvent très graves et, chaque année, une dizaine de travailleurs meurent électrocutés.

L’utilisation de la plupart des équipements de travail électriques ne présente aucun risque électrique pour leurs utilisateurs, pour peu que ces équipements soient conformes, en bon état et bien entretenus selon les exigences réglementaires.

La plus grande difficulté avec l’énergie électrique est qu’on ne peut ni la voir ni l’entendre.

La majorité des accidents électriques survient à l’occasion d’interventions directes dans des équipements ou des installations de 220 volts. Les accidents se produisent surtout lors d’opérations sur des installations fixes basse tension (armoires, coffrets, prises de courant…) au cours de l’utilisation de machines-outils portatives, ou lors d’interventions sur ou au voisinage de lignes aériennes, de postes de transformation et de canalisations enterrées.

Quels sont les principaux facteurs ayant entraîné un accident d’origine électrique ?
- un mode opératoire inapproprié ou dangereux,
- la méconnaissance des risques,
- l’application incomplète des procédures,
- une formation insuffisante,
- l’état du matériel,
- l’état du sol,

Comment ça marche ?

risque électrique comment ça marche ?

Quels sont les effets sur l’individu d’un accident électrique ?
Le corps humain se laisse parcourir par le courant électrique. Une personne est électrisée lorsqu’un courant électrique lui traverse le corps et provoque des blessures plus ou moins graves. On parle d’électrocution lorsque ce courant électrique provoque la mort de la personne.

Les conséquences d’un contact électrique entre le corps humain et une partie sous tension dépendent de 2 paramètres principaux:
• L’intensité du courant : plus elle est élevée, plus les risques sont importants.
• Le temps de contact : plus il est grand, plus les risques sont importants.

Les effets du passage du courant électrique au travers du corps humain sont de différentes natures :
• Effet thermique : Des brûlures superficielles peuvent apparaître à partir de courants relativement faibles (de l’ordre de 10 mA) si le contact est maintenu pendant plusieurs minutes.
• Effet tétanisant : En courant alternatif, les muscles situés sur le trajet du courant se contractent. Par exemple les mains serrent fortement le conducteur empêchant tout dégagement volontaire. Les risques de brûlures sont alors accrus.
• Effet respiratoire et circulatoire : Des courants de l’ordre de 30 mA prolongés suffisent  à bloquer les muscles respiratoires. Pour des valeurs supérieures, on a fibrillation puis arrêt cardiaque.

Les effets du courant électrique sur l’être humain sont représentés sur le tableau ci-dessous.
Le trajet passe ici par les organes vitaux.

Intensité du Courant Perception des effets Temps

0,5 mA

Sensation très faible

6 mA

Perception cutanée douloureuse

8 mA

choc au toucher, réactions brutales

10 mA

Contraction des muscles, seuil de non-lâcher (tétanisation)

4 mn 30

15 mA

Impossibilité d’auto libération

30 mA

Paralysie des muscles respiratoires

30s

75 mA

Seuil de fibrillation cardiaque irréversible

1 A

Arrêt cardiaque

25 ms

 

Quels sont les 2 facteurs aggravants ?
1. La Résistance électrique du corps humain:
• La résistance électrique reflète de la difficulté plus ou moins grande qu’a le courant à passer dans un matériau conducteur. Ainsi une peau sèche offrira une grande résistance au passage du courant. De même pour une peau calleuse.
• Plus la pression exercée sur le conducteur est  grande et plus la résistance diminue favorisant un courant plus élevé.
• Plus la surface de contact est grande, plus la résistance diminue.

2. Le Trajet du courant dans l’organisme:
Le courant passe par les trajets qui offrent les plus faibles résistances. Un contact entre deux doigts d’une même main ne laissera de séquelles que sur ces deux doigts. Si le courant passe par les organes vitaux (cœur, poumons) les séquelles seront plus graves.

Comment secourir une personne après un accident électrique ?
Il faut d’abord mettre hors tension (à l’aide de l’interrupteur, du disjoncteur, en débranchant la prise…) sans toucher le corps de la victime afin d’éviter le sur-accident. Si ce n’est pas possible, il faut libérer l’accidenté du contact avec les parties sous tension en prenant garde à ce que personne d’autre ne puisse s’électriser.
Il faut ensuite appeler un sauveteur secouriste du travail puis le SAMU (15) ou les pompiers.
Il faut rester avec la victime tant que les secours ne sont pas arrivés.

Comment prévenir les risques électriques ?
La prévention des risques électriques passe par la vigilance et des procédures de travail sécuritaire.

Travailler hors tension:
Pour éliminer le risque à la source c’est simple il faut travailler sur des composantes dans  lesquelles aucun courant ne circule. Ce n’est cependant pas toujours facile à mettre en place : pour mettre un appareil ou un équipement hors tension, il faut souvent couper le courant de toute une portion du réseau électrique.

Entretenir le réseau électrique:
Ceci est primordial pour contrer les risques d’arcs électriques, causés notamment par l’usure des isolants autour des fils ou des câbles. Avec un réseau mal entretenu, les dispositifs tels que les disjoncteurs et fusibles fonctionnent au ralenti ou ne fonctionnent pas du tout et les travailleurs sont beaucoup plus exposés à subir des accidents graves.

Mettre en place des procédures de travail bien définies:
Toutes les interventions électriques doivent être encadrées par des procédures de travail sécuritaire. Pour le travail hors tension, il s’agit bien souvent de procédures de «cadenassage» qui consiste à installer un cadenas sur toutes les sources d’énergie possibles qui pourraient être remises en marche de façon accidentelle ou volontaire pendant que des travaux ont lieu, alors qu’une personne se trouve dans la zone dangereuse d’une machine, d’un équipement ou d’un système.
Pour le travail sous tension, on développera des procédures en conformité avec la Norme NF C18-510 relative aux « Opérations sur les ouvrages et installations électriques et dans un environnement électrique – Prévention du risque électrique ».

Protections individuelles:
Pour les personnes habilitées à intervenir sur les installations électriques, il conviendra de prévoir, en complément des dispositions de mise hors d’atteinte des parties dangereuses sous tension, des équipements de protection individuelle (EPI) adaptés et conformes aux normes en vigueur, entre autres :
• Vêtement de protection isolant (norme NF EN 50286) qui ont pour but d’isoler l’opérateur en cas de contact direct ou indirect ;
• Gants isolants (norme NF EN 60903) qui protègent les mains contre le risque de contacts directs ;
• Casque isolant (norme NF EN 50365) qui protège la tête contre le risque de contacts directs avec des pièces nues sous tension ;
• Ecran facial (norme NF EN 166) qui protège contre les projections de particules solides ou contre les arcs électriques ;
• Chaussures isolantes (norme NF EN 50321).

En plus, les personnes habilitées doivent disposer du matériel spécifique adapté à la nature des travaux et conforme aux normes en vigueur pour intervenir en toute sécurité sur les installations électriques, entre autres :
• Tapis isolant (NF EN 61111) qui a pour but d’isoler l’opérateur du sol afin qu’il ne soit pas traversé par un courant électrique ;
• Tabouret isolant qui a pour but d’isoler l’opérateur de sol, afin qu’il ne soit pas traversé par un courant électrique, en cas de contact direct ou indirect (pas de norme spécifique) ;
• Nappes isolantes (NF EN 61112) qui sont utilisées pour réaliser une mise hors de portée par isolation ;
• Outillage isolant (NF EN 60900) ;
• Vérificateur d’Absence de Tension (VAT) ou « détecteur de tension » qui permet de vérifier l’absence de tension (3 normes en fonction de 3 catégories de VAT).
 

Gardez en tête un dernier conseil, « on ne s’improvise pas électricien professionnel – à chacun son métier », les risques sont trop grands.

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Patrick Ducloux
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Comment lutter efficacement contre le Stress et les TMS en entreprise ?

Comment lutter efficacement contre le Stress et les TMS en entreprise ?

La pandémie de Covid-19 dure depuis déjà plusieurs mois et nous ne voyons toujours pas le bout du tunnel. Il est donc normal de développer une forme d’anxiété ou de stress face aux différentes conséquences, réelles ou imaginées de cette pandémie.

covid stress tms

En effet le confinement et la crise sanitaire nous ont forcés à rester chez nous, à travailler à domicile et donc à réduire notre activité physique, mais aussi à devoir garder les enfants à la maison plus souvent. Tout cela peut être facteur de stress, mais il y en a d’autres, voici quelques exemples :

  • les difficultés financières réelles ou redoutées (ex : perte de chiffres d’affaires, perte d’emploi…) ;
  • le sentiment d’incertitude permanente à laquelle nous devons faire face ;
  • la peur d’un prolongement de la crise en attendant la distribution d’un vaccin ;
  • le stress peut aussi être causé par l’instauration de certaines mesures comme le port du masque obligatoire, ou même de leur non-respect ;
  • le stress et l’anxiété peuvent aussi venir de la peur d’avoir des séquelles de la Covid-19, ou d’avoir une forme grave de la maladie.

L’enquête récente réalisée par Santé Publique France sur la santé mentale des Français en période de Covid-19 en fait le constat. Les résultats ont confirmé qu’il y avait un niveau général plus élevé d’anxiété et de dépression à travers différents indicateurs :

  • consommation d’alcool,
  • tabac,
  • troubles du sommeil,
  • troubles musculo-squelettiques (TMS)
  • etc.

En particulier, si on regarde les résultats détaillés de l’enquête on constate :

Pratique d’une activité physique :

Parmi l’ensemble des personnes interrogées :

  • 57,6% ont fait moins des 30 min jour d’activité physique1 recommandées pendant le confinement. Ceci a été plus fréquemment le cas des femmes, des 25-49 ans, des moins diplômés, des parents d’enfants de 16 ans ou moins et des personnes vivant en zone urbaine.

Comparé à leurs pratiques d’avant le confinement :

  • 47,4% des personnes ont déclaré une diminution de leur activité physique dans son ensemble
  • 58,9% une diminution de la marche
  • 37,1% une diminution de leur activité sportive

Temps passé assis :

  • Pendant le confinement, le temps moyen passé assis a été de 6h19 par jour
  • Un tiers des personnes interrogées (33,4%) a déclaré passer plus de 7h assis par jour, plus fréquemment les 18-24 ans, les personnes ayant travaillé à domicile pendant le confinement et les personnes vivant en milieu urbain
  • Une augmentation du temps passé assis a par ailleurs été perçue par 61,4% des personnes.

Rupture de sédentarité :

  • 44,7% ont déclaré se lever plusieurs fois par heure, la recommandation pendant le confinement étant de le faire au moins toutes les demi-heures2
  • 55,3% s’est levé moins souvent, en particulier les 18-34 ans, les plus diplômés, les personnes ayant travaillé à domicile pendant le confinement, les personnes vivant en zone urbaine

Temps passé devant un écran pendant le temps libre :

  • Le temps moyen passé devant un écran pendant le temps libre a été de 5h par jour
  • 23,0% des personnes interrogées ont déclaré y consacrer 7h ou plus par jour, plus fréquemment les 18-24 ans, les moins diplômés, les personnes n’ayant pas travaillé pendant le confinement et les personnes vivant en milieu urbain
  • Une augmentation du temps d’écran pendant le temps libre est mesurée pour 59,0% des personnes

Le stress est la raison de 90% de toutes les visites chez le médecin. Mais ce n’est pas seulement le stress lui-même qui pousse les gens à chercher de l’aide – le stress cause aussi des maladies (rhume, allergies, maux de tête, diabète, cancer ou maladies du cœur).

Le stress représente des milliards d’euros perdus par les entreprises en raison de la baisse de productivité, de l’absentéisme, du roulement du personnel, des accidents et des frais médicaux. Il est primordial d’éviter de tels problèmes, tant pour les employés que pour les entreprises.

Comment y remédier concrètement, simplement et facilement ?

Parce que le bien-être au travail est aujourd’hui un réel enjeu pour les entreprises, tant pour les dirigeants que pour les collaborateurs. Bien au-delà d’un phénomène de mode, le Yoga permet à celles et ceux qui le pratiquent de trouver un moyen d’atteindre leurs objectifs et de rester en équilibre dans un environnement professionnel de plus en plus stressant et exigeant.

Les Dirigeants qui ont introduit le Yoga pour leurs salariés ont décidé de faire de leur entreprises un espace où il fait bon travailler, où la cohésion de groupe et l’esprit d’entreprise sont renforcés, où la disponibilité et l’efficacité de vos collaborateurs se font ressentir…

yoga entreprise

yoga en entreprise

Cette activité est accessible à tous vos collaborateurs. Il ne nécessite pas d’investir dans du matériel sophistiqué et couteux, il ne demande pas de lieu particulier.

Parmi les bénéfices les plus courants que la pratique du Yoga permet d’obtenir :

Les problèmes dus à la sédentarité

Les longues journées passées assis devant l’ordinateur sollicitent le dos et les épaules. Les cervicales sont également soumises à rude épreuve. Des exercices de Yoga bien ciblés permettent de soulager les articulations et de conserver une bonne mobilité de l’axe vertébral.

Les conflits relationnels et interprofessionnels

Les situations conflictuelles au travail peuvent être réglées grâce aux nombreux outils qu’offre le Yoga. En effet, au-delà des postures physiques, le yoga propose également des postures et des attitudes mentales à adopter face à une situation problématique. Établir des relations saines et harmonieuses au travail, c’est possible.

Le stress

Le Yoga permet de réduire le mauvais stress grâce à des techniques de respiration, de relaxation et de méditation. Ainsi, le rythme cardiaque se ralentit, la tension cardio-vasculaire s’abaisse et il est plus aisé dans ces conditions de prendre du recul et de lâcher prise.

Les TMS (Troubles Musculo-Squelettiques)

Dans beaucoup de métiers, les mouvements répétitifs opérés à longueur de journée créent des TMS qui risquent de mettre en arrêt de travail vos collaborateurs. Par des mouvements compensatoires simples et réguliers, le Yoga permet de les prévenir et de soulager les douleurs.

Il est important cependant de bien avoir en tête que programmer des cours de Yoga ne dispense pas de faire attention au style de management dans l’entreprise qui doit évoluer vers plus de bienveillance comme l’enseigne le Yoga (envers soi et envers les autres).

Vous-êtes décidé, maintenant comment sélectionner votre organisme de Yoga ?

D’abord, assurez-vous que les enseignants ont une formation. La formation de votre instructeur peut être internationale, comme celles certifiées par Yoga Alliance. L’organisme Yoga Alliance est très connu mais il y a d’autres formations valables, en Inde comme en Europe et autres Pays, qui n’adhèrent pas aux affiliations Yoga Alliance sans défaut de qualité. Restez donc ouverts d’esprit ! Rappelez-vous : c’est aussi dans la différenciation du parcours que votre instructeur idéal a développé ses connaissances, non pas avec l’uniformisation. Donc, parlez avec lui, demandez comment il a commencé à pratiquer le yoga, ses expériences d’enseignements, les formations et les ateliers qu’il anime.

Avez-vous trouvé votre professeur certifié ? Très bien, alors allez essayer un cours. Certainement, l’empathie est très importante mais sa sympathie n’est pas un critère de choix. Il doit être avant tout attentif aux pratiquants. Ça se traduit en circulation dans la salle, correction des postures, explications orales ; bref, votre instructeur ne pratique pas avec vous ! Donc, il n’est pas là, face à vous, pour vous transformer en son miroir. Au contraire, il est à coté de vous, il vous aide et vous donne des petites astuces. C’est ainsi qu’il vous permettra de découvrir votre potentialité et votre manière de vous connecter à votre corps.

Vérifiez que votre instructeur n’est pas un guru, il n’est pas là pour devenir un maître spirituel. Votre instructeur sera capable d’échanger avec ses élèves dans le respect de leurs convictions, styles de vie, traditions et religions. Il ne vous forcera pas à devenir végétalien, arrêter de fumer et vous lever à 5h du matin. Il s’agit de changements qui arrivent parfois avec la pratique mais qui font partie de vos ressentis personnels.

Enfin, les cours doivent faire preuve de joie et de partage, sans compétition, agressivité et violence. Votre instructeur idéal vous aidera à pratiquer dans le respect de vous-même, de votre corps et de vos émotions. Il vous apprendra à vous concentrer, à respirer et à profiter des heures de pratique.

Pour la Région Parisienne je vous ai sélectionné => https://www.abhaya-shala.com/offers-event

Maintenant c’est à vous de jouer.

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Patrick Ducloux
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Les expositions aux RPS (Synthèse Stat’ Septembre 2020)

Le numéro de septembre de Synthèse Stat’ présente pour chacun des risques psychosociaux les éléments descriptifs de la population exposée : catégorie socioprofessionnelle, sexe, tranche d’âge, statut, type d’employeur, taille et activité économique de l’établissement employeur et famille professionnelle.

Les données présentées sont issues de l’enquête Surveillance médicale des expositions des salariés aux risques professionnels (Sumer) de 2017.

Les données spécifiques relatives aux risques psychosociaux ont été collectées à partir d’un auto-questionnaire sur le vécu du travail du salarié (voir section 5 de la description de l’enquête).

Ces données sont importantes car elles permettent, pour chaque consultant en Sécurité du Travail, pour chaque entreprise de pouvoir situer les résultats obtenus dans une enquête RPS locale par rapport à des statistiques nationales.

Sommaire :

ENQUÊTE SUMER 2017

RÉSULTATS PRÉSENTÉS
La tension au travail (modèle de Karasek)
Salariés « détendus »
Salariés « actifs »
Salariés « passifs »
Salariés « tendus » (Job Strain)
Karasek

La reconnaissance en milieu professionnel (modèle de Siegrist)
Salariés en « manque de reconnaissance »

Siegrist

Comportements hostiles (modèle de Leyman)
Salariés qui déclarent subir au moins un comportement hostile actuellement
Salariés qui déclarent subir au moins un déni de reconnaissance
Salariés qui déclarent au moins un comportement méprisant
Salariés qui déclarent au moins une atteinte dégradante

Leymann

Agressions
Agressions verbales ou physiques/sexuelles

agression-physique-verbale

 

agression-sexuelle

 

Télechargez la synthèse ici

Article relatif:
Comment lutter efficacement contre le stress et les tms en entreprise

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Covid-19 et confinement : Guide des bonnes pratiques RH

Covid-19 et confinement : Guide des bonnes pratiques RH

Confinement-covid-19-guide-bonnes-pratiques-DRH

Point sur la Pandémie

Le Comité d’urgence concernant la COVID-19 s’est réuni le 29 octobre afin d’examiner la situation et les progrès réalisés dans la mise en œuvre des recommandations provisoires. Il estime que la pandémie reste une USPPI (urgence de santé publique de portée internationale).

Pour rappel, le 30 janvier, le Dr Tedros Directeur général avait déclaré une USPPI – ce qui correspond au plus haut niveau d’alerte de l’OMS dans le cadre du RSI – alors qu’il y avait moins de 100 cas et qu’il n’y avait aucun décès en dehors de la Chine.

« Cette pandémie est une crise sanitaire exceptionnelle, dont les effets seront ressentis pendant des décennies », a déclaré le Dr Tedros. « De nombreux pays qui croyaient que le pire était passé sont maintenant aux prises avec de nouvelles flambées. Certains pays qui ont été moins touchés au cours des premières semaines voient maintenant le nombre de cas et de décès augmenter.

Au moment où le Comité se réunissait pour la cinquième fois, on dénombrait au total 44 millions de cas signalés dans le monde, dont plus de 1,1 million de personnes qui ont perdu la vie du fait de la COVID-19.

Bonnes pratiques RH

En raison des nombreux cas asymptomatiques (30 à 60 % des sujets infectés, selon l’Institut Pasteur), la COVID-19 est difficile à détecter, ce qui rend les mesures de confinement les plus efficaces avec les gestes barrières.

L’ANDRH (Association Nationale des Directeurs des Ressources Humaines) a publié un guide des bonnes pratiques pour adapter les entreprises à la Covid-19 avec les points essentiels suivants :

  • Quels sont les nouveaux impacts RH ?
  • Comment assurer la santé et la sécurité des salariés.
  • Comment gérer et suivre les personnes à risque, les cas contact, et les personnes symptomatiques.
  • Comment recourir à l’activité partielle.

Ce document très complet s’applique aussi bien aux entreprises privées que publiques.

Vous pouvez télécharger le document ICI.

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Coronavirus: une opportunité pour relancer les RPS ?

Coronavirus: une opportunité pour relancer les RPS ?

coronavirus et rps

Les Risques Psychosociaux suscitent beaucoup d’inquiétude et de méfiance au sein des entreprises. D’ailleurs souvent, le responsable sécurité du travail ne s’en occupe pas, il laisse ce point au DRH qui est rarement volontaire pour faire une évaluation chaque année (ce qui est pourtant obligatoire).

Pour la plupart des dirigeants, aborder la question des risques psychosociaux (RPS), c’est risquer d’ouvrir la boîte de Pandore et faire surgir des problèmes qui ne seraient pas apparus sans cela. Pourtant, au même titre que les autres risques professionnels, les RPS doivent faire l’objet d’une évaluation annuelle. Les entreprises n’ont donc pas d’autre choix que de s’y pencher.

Comme pour les autres risques professionnels, le travail peut parfois être compliqué et nécessiter de faire ponctuel­lement appel à une aide extérieure pour avancer. Cependant s’approprier la démarche en interne est un gage de pérennité.

Les facteurs à l’origine des RPS sont nombreux et évoluent parallèlement aux modifications du monde du travail et de la vie d’une entreprise. Pour n’en citer que quelques-uns : intensité et temps de travail, manque d’autonomie, rapports sociaux dégradés, conflits de valeurs, insécurité de la situation de travail…

Trop souvent, la solution de facilité pour prévenir ces risques est l’approche individuelle. Perçue comme la plus simple à mettre en œuvre, elle repose sur l’idée fausse que les tensions rencontrées au sein d’une entreprise ne résultent de personnes qui ont des caractères difficiles à gérer, à l’origine d’incompréhensions ou de mésententes. Selon une telle approche, les RPS découleraient d’incompatibilités d’humeur ou de difficultés relationnelles entre individus.

Or, l’entreprise est un espace fait pour travailler ensemble, quels que soient les tempéraments et les personnalités qui se côtoient. L’organisation du travail et les règles posées doivent au contraire permettre à chacun d’accomplir sa tâche en bonne intelligence avec ses collègues. C’est pourquoi la question des RPS doit être prise sous l’angle collectif, suivant une approche globale qui analyse l’organisation du travail, sans chercher de responsabilités ni effectuer une analyse psychologique des comportements. Une approche individuelle est vouée à l’échec car elle ne cerne pas le sujet de façon globale et ne pose pas les bonnes questions.

Le retour au travail après la période de confinement durant l’épidémie du virus SARS-COV2 est un moment propice pour faire une étude des risques RPS dans l’entreprise.
En effet, outre la nécessité de maîtriser le risque infectieux, les entreprises devraient également prendre en compte les risques pour la santé mentale directs ou indirects induits par cette épidémie. Ceux-ci revêtent de nombreux aspects :

  • De façon générale, la situation créée par le SARS-COV2 est anxiogène. Les formes graves de la maladie concernent environ 5 % des malades symptomatiques. La contagiosité du virus est telle que cela a provoqué de fortes tensions sur le système de soins. C’est ce qui a conduit de nombreux gouvernements à imposer un confinement. Or, la fin du confinement n’est pas la fin de l’épidémie. Par conséquent, la peur de la maladie est toujours là.
  • Le confinement a en outre provoqué de nombreuses répercussions sur la santé mentale : anxiété, dépression, perte des relations sociales, tensions, voire violences intrafamiliales et syndrome de stress post-traumatique.
  • Le télétravail a pu avoir des effets positifs, mais aussi des effets défavorables. Son développement brutal et parfois non préparé a pu poser des problèmes ergonomiques, mais aussi du stress surtout quand il a fallu concilier le télétravail et l’école à la maison.
  • La réduction de l’activité physique produit des risques somatiques, mais aussi psychologiques surtout quand elle s’est accompagnée d’une augmentation de la consommation d’alcool.
  • La gravité des répercussions économiques de la pandémie fait peser des menaces sur l’emploi et le niveau des revenus, un motif majeur d’inquiétude pour l’avenir. Il peut y avoir ici des facteurs favorisant les actes suicidaires.

Le retour au travail n’est envisageable que si les employés ont confiance dans le fait que leur santé sera protégée. Si ce n’est pas le cas, malgré l’envie pour beaucoup de reprendre le travail, il y aura une vague d’absentéisme qui compromettra la reprise de l’activité. Dans l’indispensable dialogue social qu’il faut activer, la dimension psychologique de cette situation a une importance aussi grande que la gestion du risque infectieux et elle doit être incluse comme lui dans la mise à jour du document unique.

Pour aider ceux qui n’ont pas l’habitude de faire une analyse des risques psychosociaux (RPS), je vous recommande un questionnaire simple qui nous vient du Canada qui vous permettra avec des concepts simples de savoir où vous vous situez. Selon le résultat de ce questionnaire, il sera temps de consulter un consultant expert en risques psychosociaux.

Article relatif:
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Covid-19 et mise à jour du document unique

Covid-19 et mise à jour OBLIGATOIRE du document unique

Dans un article récent j’indiquais les mesures à prendre immédiatement durant la crise sanitaire actuelle.

numero vert Covid-19

Depuis, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a rappelé dimanche 29 mars que les employeurs étaient « responsables » de « mettre en place les protections » nécessaires pour leurs salariés contre le coronavirus, citant les exemples des chauffeurs routiers ou d’Amazon.

« La loi prévoit qu’ils sont responsables de mettre en place les protections », a-t-elle expliqué dans l’émission « Le Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI ».

« Ils ne sont pas responsables si quelqu’un est malade à la fin, mais ils sont responsables des moyens qu’ils ont mis », a insisté Muriel Pénicaud.

Les commentateurs sont nombreux à rappeler cette obligation de mise à jour du Document Unique sans pour autant en préciser les détails ni les modalités, ce qui fait que les employeurs disposant déjà du Document Unique ne savent pas toujours comment faire.

C’est ce que nous allons aborder ici (le COMMENT), en illustrant par une liste (non exhaustive) des principaux risques avec un plan d’action pour chacun de ces risques, bien entendu, il conviendra à chacun d’adapter ce qui est présenté ici à la réalité de son entreprise.

 

RISQUE 1 : Exposition d’un salarié au Covid-19

Plan d’action

Mettre en œuvre les gestes barrières:

* Se laver les mains avec du savon régulièrement

* Prévoir des gels hydro-alcooliques

* Interdire les contacts physiques (distance minimum 1m)

* Privilégier les réunions à distance (Skype, WhatsApp…)

* Dans la mesure du possible fournir des masques et des gants à usage unique

* Nettoyer régulièrement les surfaces et les lieux collectifs (tables, poignées de porte, chaises…)

* Nettoyer régulièrement les équipements individuels (téléphone, lunettes, bouchons d’oreille…)

* Tousser ou éternuer dans son coude et utiliser un mouchoir à usage unique qui sera jeté dans une poubelle

 

RISQUE 2 : Un salarié est diagnostiqué positif au Covid-19

Plan d’action

* Appeler le numéro vert (0800 130 000) qui donnera le protocole à suivre en cas d’exposition,
ce numéro vert qui répond aux questions sur le coronavirus est ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7

* Respecter les gestes barrières

* Rester à distance des personnes extérieures à l’entreprise (fournisseurs, clients) pour éviter de les contaminer

 

RISQUE 3 : Il manque des collaborateurs pour différentes causes (absence pour cause de maladie, défaut de transport…)

Plan d’action

* Mettre en œuvre un plan de continuité de l’entreprise avec personnel disponible dans l’entreprise

* Surveiller le surcroît d’activité pour les collaborateurs présents, ce qui peut créer des situations à risques

* Désigner des remplaçants et prévoir la formalisation des transferts de pouvoir et des compétences en cas d’absence prolongée

 

RISQUE 4 : L’isolement social et professionnel des collaborateurs assignés chez eux et fonctionnant en télétravail

Plan d’action

Par nature, le télétravailleur ne partage plus son lieu de travail avec ses collègues.
Dès lors, il risque de “perdre son sentiment d’appartenance” et de “se sentir exclu”.
Il convient donc de veiller au maintien de contacts directs avec la hiérarchie et les collègues.
À cette fin, certains employeurs limitent le télétravail à seulement quelques jours par semaine.
La participation à des réunions régulières est aussi un bon moyen de prévenir cet isolement.

 

RISQUE 5 : La démotivation consécutive à la monotonie des collaborateurs assignés chez eux et fonctionnant en télétravail

Plan d’action

L’isolement du télétravailleur peut conduire à renforcer encore le sentiment d’ennui qui accompagne les tâches répétitives ou monotones.
Pour maintenir sa motivation, il est donc conseillé de lui confier des missions les plus variées possibles.

 

RISQUE 6 : L’inquiétude quant à la conjoncture économique des collaborateurs assignés chez eux et fonctionnant en télétravail

Plan d’action

Les télétravailleurs sont encore plus sensibles aux incertitudes de la conjoncture économique et à ses conséquences éventuelles sur leur emploi.
En effet, en raison de leur isolement, ils sont enclins à penser qu’ils ne sont pas tenus informés par la direction.
Il convient donc de formaliser davantage avec eux les réunions d’information.

Ressources pour les risques professionnels liés au Télétravail => ICI

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Patrick Ducloux
Experton
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Entreprises: Document Unique et coronavirus covid 19

Entreprises et Coronavirus (Covid 19): Quelles sont les mesures à suivre ?

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Toutes les entreprises font face au coronavirus et le principal sujet revient à prendre les décisions et donner les informations permettant de limiter ou supprimer les risques de contagion du coronavirus.

Pour rappel l’employeur a une obligation générale de sécurité vis-à-vis de ses salariés, pour cela il prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs, ces mesures sont consignées dans le Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels.

Il s’agit d’une obligation de moyens renforcée, cela signifie que l’employeur peut se libérer de sa responsabilité en justifiant avoir pris toutes les mesures de prévention prévues par les articles L. 4121-1 et L. 4121-2 du Code du travail.

Quelles sont les bonnes pratiques à adopter en entreprise ?

1. Rappeler les mesures d’hygiène élémentaires

L’article L.4121-1 du Code du travail stipule que les employeurs doivent prendre toutes les mesures nécessaires afin d’assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Toutes ces mesures sont consignées dans le Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels. Pour rappel le Document Unique est obligatoire.

La première mesure à prendre en tant que chef d’entreprise dans le cadre d’une épidémie ou d’un risque d’épidémie, peu importe qu’il s’agisse du Coronavirus COVID-19 ou d’un épisode de gastro-entérite, est donc un rappel des règles élémentaires d’hygiène:
=> Se laver les mains régulièrement ;
=> Tousser ou éternuer dans son coude ;
=> Utiliser des mouchoirs à usage unique ;
=> Porter un masque lorsque l’on est malade ;
=> Saluer sans se serrer la main et sans embrassades.

Il est recommandé de télécharger et afficher les documents officiels suivants:
=> Les mesures barrières contre le coronavirus
=> Le lavage des mains efficace

2. Reporter les déplacements professionnels dans les zones à risques

Jusqu’à présent, les entreprises dont les salariés se déplacent à l’international ont généralement demandé à reporter les déplacements professionnels dans les zones considérées à risque. Le problème est que ces zones s’étendent de jour en jour et que leur divulgation se fait avec un temps de retard sur la réalité de la propagation. A noter que les salariés dont les déplacements ne seraient pas annulés ou reportés pourraient refuser d’honorer leur mission en invoquant le droit de retrait.

3. S’occuper des salariés travaillant sur une zone à risque

Que faire pour les salariés travaillant dans une zone à risque, Macao, Singapour, Chine ou Vénétie par exemple ? Leur employeur peut-il ou doit-il les forcer à rentrer, et à quelles conditions ?

En fait, tout dépend du cadre dans lequel les salariés français ont été amenés à exercer leurs missions à l’étranger. Soit il s’agit de salariés expatriés ayant conclu un avenant à leur contrat de travail stipulant un exercice habituel de leurs missions à l’étranger, soit il s’agit de salariés exerçant une mission ponctuelle dans le cadre d’une clause de mobilité ou d’une mission particulière par exemple.

Dans le premier cas, si vous êtes salarié expatrié et sous réserve de la rédaction de votre contrat de travail, il est probable que votre employeur ne puisse pas vous rapatrier d’office, le lieu d’exécution du contrat étant une condition essentielle du contrat et sa modification supposant votre accord.  Dans le second cas en revanche, si vous êtes à l’étranger dans le cadre d’une simple mission ponctuelle (inspection, audit, …), le rapatriement relèvera du pouvoir de direction de l’employeur qui pourra donc l’imposer au salarié.

A noter que le rapatriement est toujours à la charge de l’employeur.

4. Utiliser le Télétravail lorsque c’est possible

Le télétravail est effectivement l’une de recommandations formulées par le Gouvernement : « dans la mesure du possible, privilégiez le télétravail et évitez les contacts proches (réunions, ascenseurs, cantine, …) »

Cependant, tous les métiers ne se prêtent pas au télétravail. Difficile en effet d’imaginer un coiffeur, un barman, un ouvrier ou un chauffeur solliciter une mesure de télétravail…

De même, les salariés confinés sur décision de l’ARS ne peuvent pas utiliser le télétravail dans la mesure où il s’agit d’un arrêt de travail classique, obéissant aux mêmes règles qu’un arrêt maladie classique et ce, même si le salarié n’est pas effectivement malade.

5. Confiner les salariés de retour d’une zone à risque

Quelle que soit la raison pour laquelle le salarié s’est rendu dans une zone à risque, qu’il s’agisse de vacances, d’un séminaire ou d’un déplacement professionnel, il doit obligatoirement en informer son employeur à son retour et effectuer une visite médicale.

Compte tenu du principe de précaution, le professionnel de santé décidera certainement de le placer en confinement chez lui afin d’éviter tout risque de contamination pour une durée maximale de 14 jours à compter du dernier contact suspect.

Le salarié ne pourra pas travailler ni utiliser le télétravail, le contrat de travail étant suspendu, en revanche il pourra toucher des indemnités journalières prises en charge par la Sécurité Sociale à compter du premier jour de carence puisque le Gouvernement a publié en date du 1er février un décret ouvrant droit aux indemnités journalières dès le premier jour d’arrêts pour les personnes exposées qui seraient contraintes de rester chez elle.

Si l’employeur est responsable de la santé et de la sécurité de ses salariés, l’article L.4122-1 du Code du Travail rappelle que cette responsabilité incombe aussi à chaque salarié qui doit prendre soin de sa santé et de sa sécurité « ainsi que de celles des autres personnes concernées par ses actes ou ses omissions au travail ».

Un salarié qui exposerait ses collègues parce que rentrant d’une zone à risque il ne respecterait pas les recommandations de l’ARS, parce qu’il ne respecterait pas l’obligation d’informer son employeur de sa contamination éventuelle ou qu’il ne respecterait pas l’avis du médecin du travail en refusant d’être confiné, par exemple, serait responsable d’une faute professionnelle.

A ce titre, il pourrait faire l’objet d’une sanction disciplinaire, mais aussi financière de la part de la CPAM.

6. Rappeler aux salariés leur devoir d’information et de suivi des consignes

Si les employeurs sont responsables de la santé et de la sécurité de leurs salariés, il n’en reste pas moins que ces derniers sont également responsables de leurs actes vis-à-vis notamment d’eux-mêmes et de leurs collaborateurs. En d’autres termes, chaque salarié demeure un citoyen responsable et, à ce titre, doit mettre en œuvre tous les moyens afin de préserver la santé et la sécurité d’autrui ou, à tout le moins, doit s’abstenir de mettre en danger les tiers comme lui-même.

Ainsi, en vertu de l’article L.4122-1 du Code du Travail, « il incombe à chaque travailleur de prendre soin, en fonction de sa formation et selon ses possibilités, de sa santé et de sa sécurité ainsi que de celles des autres personnes concernées par ses actes ou omissions au travail »

Dans le cadre du risque d’épidémie liée au Coronavirus COVID-19, tout salarié qui rentrerait d’une zone à risque, quelle que soit la raison de son voyage, est dans l’obligation d’en informer sa hiérarchie. A défaut, il commet une faute susceptible d’être sanctionnée comme un manquement à son obligation de sécurité.

Il en est de même pour un salarié qui ne respecterait pas les mesures de confinement mises en place par son entreprise ou qui n’informerait pas sa hiérarchie en cas de soupçon suite à un contact potentiellement à risque ou suite à des signes suspects chez l’un de ses collègues.

Enfin les règles élémentaires d’hygiène voir point 1 ne sont pas données à titres d’information mais bien à titre de consigne de sécurité à respecter scrupuleusement.

7. Rappeler le cadre du droit de retrait

Lorsqu’une situation présente un danger grave et imminent pour sa santé, sa sécurité ou sa vie, tout salarié peut quitter son poste de travail ou refuser de s’y rendre. Attention cependant : le risque d’épidémie en tant que tel ne justifie pas le fait qu’un salarié décide de rester chez lui en faisant usage du droit de retrait. De même que le fait que l’entreprise ne mette pas à disposition de ses salariés des masques de protection.

En revanche, le salarié pourra par exemple refuser de se rendre dans une zone à risque ou refuser de venir travailler dans l’entreprise si celle-ci ne met pas en place des mesures de confinement adéquates pour les personnes revenant de zones à risques par exemple.

8. Pratiquer une veille permanente sur le sujet

Il faut garder à l’esprit que la situation reste évolutive sur de multiples critères comme les zones à risques, et la dangerosité du virus, les mesures adaptées… Il est donc nécessaire d’actualiser ses informations en se rendant très régulièrement sur les sites du gouvernement, de l’ARS….

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Patrick Ducloux
Experton
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Document Unique et Préjudice d’Anxiété

En quoi un Document Unique rigoureux protège l’employeur d’une poursuite en Préjudice d’Anxiété ?

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Qu’est-ce que le Préjudice d’Anxiété ?
Le préjudice d’anxiété est un préjudice moral en droit civil français. Il s’agit « d’une situation d’inquiétude permanente face au risque de déclaration à tout moment d’une maladie » affectant « la santé mentale [qui] est une composante de la santé ». Ce préjudice est souvent invoqué en cas d’exposition à l’amiante mais depuis le 11 septembre 2019, la Cour de cassation a étendu le champ d’application du préjudice d’anxiété à tous les salariés exposés à des substances toxiques ayant des effets graves et différés sur la santé.

Quels sont les salariés concernés ?
Pour mesurer la portée du jugement de la Cour de Cassation du 11 septembre dernier, il faut revenir une dizaine d’années en arrière, lorsque, en 2010, le préjudice d’anxiété a été consacré  par  la  jurisprudence  afin  de  permettre l’indemnisation de travailleurs qui, sans être malades, sont minés par “l’inquiétude permanente face aux risques de déclaration, à tout moment, d’une maladie liée à l’amiante”.

Son périmètre était alors très restreint : seuls les salariés d’établissements inscrits sur des listes ouvrant droit à la “préretraite amiante” pouvaient s’en prévaloir. Cette “rupture d’égalité” n’est plus. En avril 2019, la Cour de cassation a étendu l’indemnisation du préjudice d’anxiété à tous les travailleurs exposés à l’amiante. Puis, en septembre dernier, elle a estimé, qu’il n’y avait aucune raison d’en exclure les travailleurs exposés à d’autres substances toxiques.

Le champ d’application du préjudice d’anxiété est ainsi devenu potentiellement gigantesque. Selon François Dosso qui a mené la bataille judiciaire ayant abouti aux arrêts du 11 septembre dernier, 4 à 5 millions de salariés pourraient être concernés, tout particulièrement dans les secteurs de la maintenance, de la construction et de l’industrie.

Quelle démarche pour les salariés concernés ?
Pour obtenir une indemnisation, les plaignants devront attester le manque de protection de la part de l’employeur, via des avis de l’Inspection du travail, une démonstration prouvant que le document unique a été mal rempli ou est incomplet ou bien ne contient pas de plan d’actions sur le risque incriminé.

Comment l’employeur peut-il se défendre ?
L’employeur doit établir et conserver la trace écrite de toutes les démarches entreprises. La plus importante d’entre elles porte sur l’évaluation du risque auquel le salarié est potentiellement exposé. Seule une évaluation précise, rigoureuse, complète et formalisée peut permettre aux entreprises mises en cause de démontrer le sérieux avec lequel elles se sont acquittées de leur obligation de sécurité.

Depuis toujours, dans ce blog nous insistons, loin de représenter une vulgaire contrainte administrative, le document unique est un outil opérationnel et un instrument de progrès. L’actuelle extension du préjudice d’anxiété souligne qu’il peut aussi devenir un bouclier de protection face à des poursuites judiciaires non légitimes.

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Patrick Ducloux
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Comment mesurer simplement la maturité de votre entreprise dans le cadre de la Sécurité du Travail ?

Comment mesurer simplement la maturité de votre entreprise pour la Sécurité du Travail ?

Les enjeux de la démarche de prévention santé et sécurité

L’obligation réglementaire

Pour un préventeur, le premier enjeu sera de “protéger la santé physique et mentale des travailleurs” (Art. L 4121-1 du Code du Travail).

Cependant ce critère concerne également le dirigeant du fait de l’engagement de sa responsabilité : sa première obligation étant de réaliser l’évaluation des risques professionnels dans le document unique.

Le caractère financier

Nous le savons tous : “La sécurité n’a pas de prix mais elle a un coût”. Cet aspect est bien connu du chef d’entreprise, qui doit veiller également à la bonne santé financière de son établissement, tout en surveillant les autres indicateurs de performance : la qualité des produits, le respect des délais, l’amélioration de sa production…

La gestion des accidents du travail et des maladies professionnelles entraine des coûts directs (taux de cotisation AT/MP), suivis par les coûts indirects qui impactent toute l’organisation de l’entreprise (remplacements, formation, non qualité…), voire son image.

Le critère humain

“Si vous prenez soin de vos employés, ils prendront soin de votre entreprise” (Richard Branson).

Une étude menée en 2016 par le réseau Anact-Aract démontre que la qualité de vie au travail (QVT) est un levier de compétitivité. Mais la QVT est une démarche qui débute d’abord par l’amélioration des conditions de travail et la prise en compte de la prévention au sein de l’organisme.
Evaluer la maturité « Santé Sécurité » au sein de l’entreprise

 

courbe de Bradley

courbe de Bradley

La courbe de Bradley a été développée en 1994 par M. Vernon Bradley dans le groupe de recherche canadien Dupont. Elle permet de comprendre facilement les changements de mentalité et de comportement, nécessaires pour développer graduellement une culture “Santé Sécurité” au sein de l’entreprise.

Avec cette courbe, il est impossible de progresser d’un stade au suivant sans s’affranchir du précédent. C’est à dire, nous ne pouvons être à la fois passif et actif, pas plus que l’on ne peut être à la fois obéissant et à l’initiative. Il s’agit là d’une logique simple, basée sur le bon sens.

1. Stade réactif

L’entreprise se préoccupe peu de la prévention et donc les collaborateurs ne se sentent pas concernés. Les obligations réglementaires et des accidents constatés engagent certaines actions, dont l’efficacité n’est pas mesurée et parfois non menées à terme. Si un responsable sécurité existe, son pouvoir de décision et son implication restent faible, avec peu d’implication de la part de la hiérarchie. Les salariés agissent plus par instinct et considèrent que les accidents sont inévitables : “Il faut faire attention en travaillant”.
L’Objectif  ZERO AT est impensable !

Les conséquences : un désengagement progressif du personnel, pouvant entrainer des arrêts factices, une perte de solidarité, des incompréhensions pouvant aller jusqu’au conflit, accompagnés d’un nombre d’accidents et d’arrêts de maladie en progression.

2. Stade dépendant

La démarche “Santé Sécurité” est associée à l’obéissance. La Direction a mis en place des moyens matériels pour assurer la prévention, portée par un pilote responsable. L’évaluation des risques a permis de mettre en place un plan d’actions ciblées, des consignes et des procédures existent, une enquête est réalisée à chaque accident et les indicateurs sont suivis. Les salariés pensent que la démarche consiste à suivre les règles ordonnées par la hiérarchie : la sécurité s’il n’y a pas d’autres priorités…
Le nombre d’accidents diminue et la Direction considère que la démarche pourrait être contrôlée « si seulement le personnel suivait les règles ».
L’Objectif  ZERO AT est un rêve !

Les conséquences : les collaborateurs appliquent les procédures sous peine de sanctions, peu ou pas de participation active et encore moins d’engagement. Le pilote traite la sécurité par la veille réglementaire et selon les évènements, il est garant du respect des procédures.

3. Stade indépendant

Les collaborateurs “prennent la responsabilité par eux-mêmes” : ils prennent conscience des enjeux de la démarche et l’importance pour leur santé et leur sécurité, ainsi que la possibilité d’améliorer la situation par leurs propres actions. La politique est mise en œuvre sur la phase organisationnelle et managériale de la structure. ZERO AT devient l’objectif 

Les conséquences : les risques sont moindres et le nombre d’accidents est réduit. Cependant la démarche “Santé Sécurité” et la QVT ne doivent pas être pilotées au détriment de l’aspect économique. La pédagogie dans la communication, savoir dissocier l’urgent de l’important, remettre en perspective le groupe à défaut de l’individu sont les clés de la progression.

4. Stade interdépendant

Les salariés sont dans l’appropriation : ils deviennent tous acteurs de leur propre sécurité comme de celle de leurs collègues et ne prennent pas de risques. Ils appréhendent la sécurité comme une question collective et discutent activement ensemble pour comprendre leur point de vue : une véritable amélioration n’est possible que s’ils agissent comme un groupe et que l’absence totale d’accident est un objectif réalisable. L’Objectif  ZERO AT est devenu une conviction !

Les conséquences : la démarche de prévention fait intégralement partie de la stratégie d’entreprise, avec une vision moyen et long terme, qui implique la fidélisation de ses collaborateurs. La performance de l’entreprise inclut celle de ses collaborateurs. Le management est participatif et donc la communication est ascendante comme descendante (et même transverse, notamment dans le partage de bonnes pratiques). L’engagement des salariés est naturel et inscrit dans le fonctionnement de l’entreprise : ils participent à l’amélioration continue du système, en termes de prévention comme concernant les processus existants.

Le risque majeur à ce stade est l’essoufflement car la démarche nécessite d’être portée par l’ensemble des managers. De plus, si les objectifs économiques ne sont pas atteints ou les perspectives de l’entreprise délicates, cela peut également entrainer une fragilisation de la démarche. L’importance de communiquer et d’échanger sur le bon comme sur le moins bon, permet d’ouvrir la proposition de solutions et ainsi l’initiative collective.

Un outil qui peut être utilisé pour évaluer toute démarche d’amélioration

Les enjeux humains de la démarche de prévention “Santé Sécurité” peuvent tout à fait être appliqués à la politique d’amélioration des performances de l’entreprise.

Si nous remplaçons le terme “accident” ci-dessus par incidents, anomalies, dysfonctionnements, non-conformité (…), force est de constater que les notions associées à la courbe de Bradley s’adaptent facilement à l’avancement de toute démarche d’amélioration.

Avec quels objectifs ?

  • Mieux travailler : éliminer les pertes de temps, réduire le nombre de pannes, de non qualité et réagir rapidement.
  • Mieux vivre : améliorer les conditions de travail (propreté, santé et sécurité) et l’ambiance de travail (état d’esprit).
  • Améliorer les performances et les résultats : identifier et traiter les problèmes, être plus efficace dans un environnement propre et ordonné, traiter les problèmes simplement et rapidement.
  • Inspirer la confiance : des clients et partenaires, comme des collaborateurs.

Pour quels bénéfices ?

La mobilisation de tout le monde par des actions simples au départ, l’entretien de la motivation pour obtenir rapidement des résultats visibles par tous.

  • Permettre d’identifier immédiatement et de traiter les situations anormales, les problèmes, les gaspillages.
  • Développer l’appropriation, la responsabilisation, la culture de l’engagement.
  • Renforcer la progression et l’amélioration continue.

 

La courbe de Bradley peut donc être utilisée pour évaluer le niveau de maturité de la culture d’entreprise, dans le cadre de la prévention “Santé Sécurité” mais aussi plus largement dans le cadre de la performance globale de l’entreprise.

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Managers toxiques et risques psychosociaux

Managers toxiques et risques psychosociaux

Il ne se passe pratiquement pas un jour sans que la presse ne relate un fait de « management toxique» conduisant à une souffrance au travail pouvant aller de la mise au placard jusqu’au suicide.

L’affaire France Telecom en a été récemment un point culminant. Elle est loin d’être isolée et a donné l’occasion au procureur de condamner un « harcèlement managérial ».

manager toxique

Qu’est-ce qu’un manager  toxique ?

Le management toxique
représente le côté obscur du leadership : il est nuisible pour les individus autant que pour les organisations. Dans le cas des individus, ce qu’on appelle leadership toxique fait référence à des actions intentionnelles, délibérées – la « flèche » – d’un chef sapant la dignité, l’estime de soi et l’efficacité d’individus – le « poison ».

Ces éléments créent des conditions de travail destructrices, dévalorisantes et dégradantes. Ces actions nocives peuvent avoir des conséquences physiques, psychosociales ou plus profondes quand elles mettent en cause le rôle et les valeurs d’une personne.

Une organisation toxique est celle qui érode, désactive et détruit le bien-être physiologique, psychologique et moral des personnes qui y travaillent de façon permanente et délibérée. Le harcèlement au travail est du même ordre que le leadership toxique, il en est une des formes. Le harcèlement est davantage centré sur des brimades, pressions et menaces d’une personne sur une autre.

A l’opposé du leadership toxique, le leadership authentique entretient et consolide la dignité, la valeur et l’efficacité d’un individu. Il crée des conditions de travail favorisant l’autonomie et le développement personnel. Une organisation saine nourrit et développe le bien-être physiologique, psychosocial et moral de l’ensemble de ses membres.

Les dirigeants toxiques peuvent-ils être compétents ?
Si l’on utilise une définition plus étroite de la compétence – se concentrant uniquement sur les compétences techniques et professionnelles – un leader toxique peut être considéré comme compétent parce qu’il délivre un résultat. Cela est particulièrement vrai dans une vision à court terme. Mais sur le long terme ces succès ne tiennent pas.
Tout simplement parce que le leader toxique, ce faisant, détruit ses équipes, son service ou son organisation.

Dirigeants toxiques typiques
On peut distinguer cinq types de dirigeants toxiques :

  • Le Poisson froid : pour lui la fin justifie les moyens. Toute décision, toute action est justifiée par les résultats souhaités.
  • Le Serpent : le monde me sert dans l’effort pour satisfaire mes besoins personnels comme la cupidité, le statut et le pouvoir.
  • Le Chercheur de gloire : la gloire personnelle et la visibilité publique à tout prix, peu importe si j’ai apporté ou non une contribution réelle et significative.
  • Le Marionnettiste : le contrôle absolu, centralisé sur tout et tout le monde, dans toutes les circonstances.
  • Le Monarque : je règne sur l’organisation comme si elle était mon royaume. Tous les moyens de l’organisation sont à mon service personnel.

Plus ces managers toxiques prolifèrent dans une organisation, plus l’organisation elle-même devient toxique.

Comment identifier un chef toxique ?
Vous êtes confronté à un chef toxique. Son attitude vous stresse, ses critiques vous sapent le moral et à cause de lui, les relations et l’ambiance au sein du service sont tendues. Face à lui, vous ne savez pas comment réagir. Vous vous sentez totalement impuissant, démotivé et dévalorisé. Le pire, c’est qu’il vous pousse à vous remettre en question et à douter de vos compétences alors que vous n’êtes pas la cause du problème.

Plusieurs études ont mis en évidence que le mal-être des employés provient souvent du comportement de leur manager. Nombreux sont les salariés qui démissionnent non pas parce que leur travail ne les satisfait plus, mais parce qu’ils ne supportent plus le comportement de leur supérieur hiérarchique.

Les 7 caractéristiques d’un chef toxique

1.Il veut tout contrôler

Ce Manager a besoin de tout contrôler, il a un souci obsessionnel du détail et il est incapable de déléguer. Il ne fait pas confiance à ses collaborateurs et vérifie sans cesse leur travail. Il veut avoir le contrôle sur toutes les décisions et un œil sur toutes les tâches à réaliser.

2.Il est lunatique

Le comportement de votre manager est totalement imprévisible. Impossible de savoir s’il va être de bonne ou de mauvaise humeur. Avec lui, vous êtes constamment obligé de marcher sur des œufs et vous ne savez jamais quelle attitude adopter.

3.Il n’a jamais tort

Votre manager a toujours raison et il ne se trompe jamais. Si quelqu’un doit avoir tort, c’est forcément vous. Il est incapable d’assumer ses erreurs car il ne veut pas entacher sa réputation. Son problème ? Il ne reconnaît pas ses points faibles et ne veut demander de l’aide à personne au risque de montrer ses faiblesses.

4.Il s’approprie le travail des autres

Ce manager sait s’entourer de collaborateurs compétents afin de mieux s’approprier leurs bonnes idées et leurs réalisations. Lors de réunions, il a pris l’habitude de présenter votre travail et de s’en attribuer les bénéfices en oubliant de mentionner votre nom. Si cette attitude peut d’abord sembler flatteuse (s’il s’accapare vos idées, c’est qu’elles sont bonnes), ce manque de reconnaissance devient rapidement frustrant et difficile à supporter.

5.Il est mauvais en communication

Ce manager ne sait ni écouter, ni communiquer. Parce qu’il sait tout mieux que personne, il n’estime pas nécessaire de prêter attention à ce que ses collaborateurs ont à dire. Les prises d’initiatives, les nouvelles idées ou la créativité ne sont donc pas encouragées. De plus, il ne voudrait pas vous accorder plus d’importance que vous n’en méritez.

Côté communication, il se contente du strict minimum, semant ainsi le trouble et la confusion au sein de l’équipe. S’il affirme une chose le lundi, il change d’avis le mardi sans aviser personne. Les instructions quant au travail à exécuter sont floues tout comme les objectifs à atteindre. Difficile d’être productif dans ces conditions.

6.Il fuit l’action et les conflits

Impossible de trouver votre responsable lorsqu’il y a un problème. Toujours en réunion, en déplacement ou enfermé dans son bureau, il n’est jamais disponible lorsqu’une situation devient critique et nécessite son intervention ou lorsque son équipe a besoin d’instructions. Plutôt que d’affronter les conflits ou les situations délicates, il préfère se cacher dans son bureau et laisser les autres gérer le problème. Il n’est disponible que pour les bonnes nouvelles et les récompenses.

7.Il ignore le bien-être de ses collaborateurs

Des employés heureux au travail sont plus productifs et efficaces. Mais cela, le chef toxique s’en moque. Il considère ses collaborateurs comme des éléments remplaçables et interchangeables. La seule chose qui compte pour lui est qu’ils fassent leur travail de la meilleure façon possible, c’est-à-dire la sienne. Il n’écoute pas leurs problèmes, ne connaît pas leurs besoins, ne souhaite pas les aider dans leur évolution de carrière… Bref, il ne les considère pas comme des personnes à part entière, mais comme des accessoires dont le seul but est de l’aider à gravir les échelons.

Comment agir face à un chef toxique ?
Vous reconnaissez votre responsable à travers ces descriptions ? Plus de doutes possibles, vous êtes bel et bien confronté à un manager toxique. Voici quelques conseils sur l’attitude à adopter face à lui :

  • Alertez l’entreprise sur le comportement néfaste de ce manager. Parlez-en à ses supérieurs hiérarchiques, aux ressources humaines, à la médecine du travail, etc.
  • Évitez de vous replier sur vous-même et parlez-en autour de vous (amis, famille, collègues) afin de vous sentir soutenu.
  • Évacuez le stress ressenti au travail, notamment en pratiquant une activité sportive ou de détente.
  • Face à son attitude et à ses attaques, essayez de rester neutre et insensible. Evitez de montrer que son comportement vous affecte.
  • Enfin, si vous n’en pouvez plus, il faudra quitter votre travail. Ne laissez pas un manager toxique ruiner votre moral et votre santé, c’est ce qui compte le plus.

Dans tous les cas un diagnostic des Risques Psychosociaux permettra anonymement et rapidement de détecter un management toxique.
Vous pouvez mesurer régulièrement les risques psychosociaux dans votre entreprise ou service avec notre logiciel spécifique RPS => voir démo ICI

Vous pouvez aussi commander une étude RPS spécifique pour votre entreprise
=> pour en savoir plus contactez nous au 01 34 63 02 27.

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Patrick Ducloux
Coach Certifié

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